Identité : l’exil, chanté par Labess
Concert-lancement le 23 mai au Cabaret du Mile-End
Après la parution en 2007 de Tout va bien, son premier album, la
formation Labess – mot qui, justement, signifie « tout va bien » en arabe – a passé du temps sur
la route et promené ses chansons festives au Québec, dans l’Ouest canadien et au Mexique, ainsi
qu’en France, au Maroc, en Tunisie, en Palestine, en Bosnie et en Jordanie.
Il n’en fallait pas plus pour inspirer à Nedjim Bouizzoul, auteur-compositeur-interprète d’origine
algérienne, un nouveau bouquet de chansons que nous dévoile aujourd’hui Labess, qui compte
également dans ses rangs Pierre Emmanuel Poizat à la clarinette, Némo Venba à la trompette,
Tacfarinas Kichou et Guillaume Landry aux percussions et Blanche Baillargeon à la basse.
Quant à Nedjim, il s’accompagne à la guitare classique, à la mandole, aux quarquabus, à la
darbouka et au djembé.
Intitulé Identité, cet album célèbre la tolérance et la liberté sur des mélodies relevées et dansantes
qui voyagent du flamenco espagnol à la rumba gitane en passant par la samba, le reggae et
les musiques métissées de l’Afrique du Nord, dont le chaâbi. L’instrumentation, qui conjugue
percussions, vents et cordes, confère à l’album richesse et profondeur sonores.
De la pièce d’ouverture, Dans mon désert, qui, bien qu’ayant été composée avant le printemps
arabe, l’évoque pourtant avec une étonnante justesse, à la chanson qui clôt l’album, Les êtres de
lumière, un reggae qui invite à l’espoir, les dix vignettes d’Identité proposent autant de faces d’un
même prisme, celui de la condition humaine.
Qu’il chante en arabe, sa langue maternelle, en français ou espagnol, Nedjim Bouizzoul raconte
de sa voix expressive des histoires empreintes d’authenticité qui oscillent entre réalisme et espoir,
douceur et fureur. Il chante l’exil en retraçant les joies et les détresses qui parsèment le parcours
de la terre d’origine à la terre d’accueil, et vice-versa. À travers sa poésie, il propose une réflexion
sur la diversité culturelle et sur la nécessité de vivre unis, malgré les différences.
Nathalie Cora (kora), André Vanderbiest (basse), Michel Séguin junior (percussions) et l’auteur-
compositeur-interprète Tomás Jensen, qui interprète en duo avec Nedjim Bouizzoul la troisième
pièce du disque, Djazou Lyam, apparaissent également sur Identité.
Misant sur la proximité, l’enregistrement, réalisé par Jean-Philippe Nault au Studio DNA, parvient
à recréer la chaleur et l’énergie du live. Mixé par Stacy Le Gallee, Identité a été réalisé par Némo
Venba.
L’album sera disponible dès le 20 mai au magasin Archambault de la rue Berri, dans les
magasins Renaud-Bray et à la boucherie halal Tassili (265, rue Jean Talon Est à Montréal).
Le public est convié à participer au concert-lancement d’Identité, présenté le mercredi 23 mai à
20 h (ouverture des portes à 19 h) au Cabaret du Mile-End (5240, avenue du Parc à Montréal).
L’entrée est gratuite.





